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Biodiversité dans l’Anthropocène : Dynamique, Fonction et Gestion | EE33

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Nouvel article : Xenogreen Outre-Atlantique !

Xenogreen Outre-Atlantique !
Elouana Gharnit, David Lesbarrères, Cédric Kosciolek, Eléonore Moreau, Julien Jeauffre, Alain Pagano

Dans le cadre du projet Xenogreen, porté par l’équipe BiodivAG, les chercheurs s’intéressent aux impacts d’une espèce d’amphibiens, le Xénope lisse du Cap (Xenopus laevis) sur les écosystèmes du Maine-et-Loire. Introduite dans la région dans les années 1970, cette espèce exotique envahissante est également connue pour être un hôte historique du champignon pathogène Batrachochytrium dendrobatidis (Bd). Suspecté d’avoir été disséminé à travers le monde via le commerce de X. laevis pour la recherche biomédicale, ce champignon est aujourd’hui présent chez plus de la moitié des espèces d’amphibiens connues et est associé à des déclins massifs de populations ainsi qu’à près de 90 extinctions présumées.
Cette année, l’équipe a étudié le rôle potentiel du Xénope lisse dans la dynamique de transmission de ce pathogène en Europe. Une campagne de terrain menée autour d’Angers a permis de rechercher la présence du Bd chez trois espèces d’amphibiens natives du Maine-et-Loire en contact avec le Xénope. Les analyses moléculaires par qPCR, basées sur l’amplification d’ADN, ont été réalisées sur le plateau ANAN (SFR Quasav). 
Cette étude pilote révèle une forte présence du pathogène dans la majorité des mares échantillonnées ainsi qu’une prévalence supérieure à 80 % chez le Xénope lisse. Le pathogène a également été détecté chez près d’un tiers des amphibiens natifs, que le Xénope soit présent ou non, et sans qu’aucun signe clinique d’épizootie ne soit observé. Ces résultats préliminaires, sous forme d’affiche scientifique, sont présentés du 8 au 12 juin lors de la conférence internationale Global Amphibian and Reptile Disease Conference, qui se tient à Knoxville (Tennessee, USA). 

Référence
Detection of Batrachochytrium dendrobatidis in three native amphibian species within an invasive Xenopus laevis hotspot in Western France.
Gharnit, E 1*; Lesbarrères, D1,2; Kosciolek, C1; Moreau, E1; Jeauffre, J3; Pagano, A1
1 Laboratoire Biodiv’AG, UFR Sciences, Université d’Angers, Angers, France 
2 Université de Sudbury, Sudbury, Canada
3 Univ Angers, Institut Agro, INRAE, IRHS, SFR QUASAV, Angers, France
*corresponding author : elouana.gharnit@univ-angers.fr

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